The Paradise : la série sur les magasins d'antan - Plante le décor
Merchandising

The Paradise : la série sur les magasins d’antan

J’ai terminé la série The Paradise. Et comme elle a trait au merchandising, je vous en fait une revue.

Mais d’abord, bande-annonce.

L’inspiration de The Paradise : Au bonheur des Dames

Comme il est précisé au début de chaque épisode, la série The Paradise se base sur un roman de Émile Zola. Il s’agit en l’occurrence de Au Bonheur des Dames.

Le roman relate l’histoire d’une jeune paysanne qui s’installe à Paris avec ses frères. Elle se fait embaucher dans un grand magasin et en découvre les travers.

Je n’ai pas lu le roman – ça ne saurait tarder – et je ne pourrai donc pas le comparer précisément à la série The Paradise.

Je peux tout de même vous dire que dans les deux cas, le personnage principal se prénomme Denise et que faute de pouvoir travailler dans la boutique de son oncle, elle intègre le grand magasin d’en face, en tant que vendeuse.

Les parallèles scénaristiques semblent s’arrêter là. J’ai ouï-dire que le roman dresse un portrait sarcastique des grands magasins, de leur personnel et de leur clientèle. La série est bien plus clémente : le Paradis est un lieu bien agréable pour qui y travaille ou y flâne.

Même l’histoire d’amour qui se noue entre Denise et le directeur du grand magasin – Mouret chez Zola, Moray dans la série – est différente.

 

Le commerce selon Denise

Je n’ai pas immédiatement accroché à The Paradise. J’ai lancé la série un peu par hasard dans un Bordeaux-Paris et j’ai dû persister 3 épisodes. Progressivement le décor s’est planté, l’intrigue s’est nouée et je n’ai plus décroché.

Dans mon cas, cette adhésion à la série était notamment due à Denise et à l’explosion de sa créativité. Une fois embauchée comme vendeuse, l’environnement du Paradis lui donne des envies de renouveau : elle propose sans cesse à ses responsables de nouvelles mises en scène des produits et des évènements pour attiser la curiosité de la clientèle. Je vibrais avec elle et je ressentais son plaisir à imaginer de nouvelles manières de rendre le magasin vivant.

Le Paradis devient un lieu hybride entre la salle de spectacle, le musée, le café et le domicile. Ce lieu qui appartient à tous (et donc à personne) permet d’oser l’audace. C’est là ce que j’aime dans la décoration des magasins. Le merchandising ouvre un espace d’expérimentation, impossible en décoration d’intérieur.

L’ancrage 1900 m’a aussi plut – attention transition de folie.

 

Les magasins d’antan

L’histoire prend place quelque part au XVIIIe ou XIXe siècle. A l’époque, c’est uniquement le classe sociale supérieure qui fait des achats en magasins. Le service est alors adapté à ces exigeants clients.

Ce que je trouve sympa dans le fonctionnement de l’époque, c’est la personnification. Le chaland ne fonce pas sur la marchandise. Il est accueilli, écouté puis conseillé. Aussi, il prend le temps avant d’effectuer un acte d’achat. J’ai la sensation que l’expérience était similaire à un moment passé au café avec un ami. Et je trouve cela plaisant.

Néanmoins, ce type de magasin induit un élitisme certain. L’expérience proposée est prestigieuse, la clientèle tout autant. Avec l’avènement des boutiques telles qu’on les connait aujourd’hui, le fait de faire du shopping s’est étendu à tous. Voilà donc une vertu au changement de la manière de faire les boutiques. C’est ce qu’explique le documentaire Secrets of Selfridges que j’ai regardé après avoir visionné les deux saisons de The Paradise. Il est un bon complément pour comprendre le passage des magasins traditionnels aux enseignes de fast-fashion.

Il n’empêche que les magasins comme Le Paradis ont le charme de l’ancien, d’une époque où la parure était un art et le merchandising à la hauteur des exigences d’une clientèle soucieuse du bien paraitre.

 

Si vous ne connaissiez pas cette série, je vous la conseille. Bien-sûr, elle vaut son pesant de rubans en satin pour les raisons que j’ai développé. Mais aussi pour l’intrigue et l’histoire d’amour qui se noue au fil des épisodes. J’ai omis d’en parler, mais cela participe à l’intérêt de ce show 😉

Manifestez-vous en commentaire si vous l’avez vue.

A bien vite ❤

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